Kleaner : une solution juridiquement viable pour les conducteurs ?

Les infractions au Code de la route peuvent coûter cher aux conducteurs, tant sur le plan financier que sur celui du permis de conduire. Pour éviter les sanctions, certains automobilistes se tournent vers des solutions alternatives, comme le Kleaner. Mais est-ce réellement une solution juridiquement viable pour les conducteurs ?

Qu’est-ce que le Kleaner ?

Le Kleaner est un dispositif qui permet aux conducteurs de contrôler leur taux d’alcoolémie avant de prendre le volant. Contrairement aux éthylotests traditionnels qui se basent sur l’analyse de l’air expiré, le Kleaner fonctionne grâce à la détection des molécules d’alcool présentes dans la salive. Il s’agit d’un petit appareil portable, facile à utiliser et qui offre des résultats en quelques secondes.

Ce dispositif a été conçu pour aider les conducteurs à être responsables et à prendre des décisions éclairées avant de conduire sous l’influence de l’alcool. En effet, il n’est pas toujours évident pour chacun de connaître précisément son taux d’alcoolémie après avoir consommé des boissons alcoolisées.

La fiabilité du Kleaner

Selon les fabricants du Kleaner, ce dispositif offre une fiabilité supérieure à celle des éthylotests traditionnels. En effet, étant donné qu’il mesure directement la présence d’alcool dans la salive, il évite les erreurs liées à la contamination de l’air expiré par des éléments extérieurs tels que la fumée de cigarette ou les vapeurs d’essence.

Cependant, il convient de souligner que le Kleaner n’est pas un dispositif médical et qu’il ne peut donc pas être utilisé comme preuve légale en cas de contrôle routier. Les forces de l’ordre continueront à utiliser leurs propres éthylotests pour vérifier le taux d’alcoolémie des conducteurs. Le Kleaner se veut donc avant tout un outil préventif et informatif pour les automobilistes.

A lire aussi  Mettre fin à un contrat de remplacement : les clés pour une procédure réussie

Le Kleaner face à la législation

Comme mentionné précédemment, le Kleaner n’a pas valeur juridique en tant que preuve lors d’un contrôle routier. Cela signifie que si un conducteur est contrôlé avec un taux d’alcoolémie supérieur au seuil légal, il sera sanctionné même s’il a utilisé le Kleaner auparavant pour mesurer son taux.

En revanche, les autorités encouragent l’utilisation de ce type d’appareil afin de responsabiliser les conducteurs et limiter les accidents liés à l’alcool au volant. Le Kleaner peut donc être considéré comme une solution viable du point de vue de la prévention, mais pas du point de vue juridique.

Quelques conseils pour les conducteurs

Afin d’éviter les sanctions liées à l’alcool au volant, la meilleure solution est évidemment de ne pas boire d’alcool avant de prendre le volant. Si vous avez consommé des boissons alcoolisées, il est préférable d’attendre que votre taux d’alcoolémie redescende en dessous du seuil légal avant de conduire. Le temps nécessaire pour éliminer l’alcool varie en fonction de plusieurs facteurs tels que l’âge, le poids, le sexe et la quantité d’alcool ingérée.

Le Kleaner peut être un outil utile pour vous aider à estimer votre taux d’alcoolémie, mais il ne remplace pas une approche responsable et prudente de la part des conducteurs. En cas de doute, il est toujours préférable de laisser quelqu’un d’autre conduire ou de faire appel à un service de transport alternatif comme un taxi ou un service de covoiturage.

En résumé, le Kleaner peut être considéré comme une solution juridiquement viable dans la mesure où il encourage les conducteurs à adopter un comportement responsable au volant et à éviter les situations à risque liées à l’alcool. Toutefois, il ne permet pas d’échapper aux sanctions en cas de contrôle routier avec un taux d’alcoolémie supérieur au seuil légal.

A lire aussi  Le fichier ADSN: enjeux, fonctionnement et obligations légales